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Chromodoris de Glenie

Avez-vous déjà rencontré la Chromodoris de Glenie ?


Nom latin : Chromodoris gleniei (Kelaart, 1858)


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Classification

Gastropoda | Opisthobranchia | Nudibranchia | Chromodorididae

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Où ça vit

Distribution géographique : Océan Indien

Mode de vie : Benthique (vit sur le fond)

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Comment reconnaître ?

Le dessous du corps de la Chromodoris de Glenie est blanc. Le dessus du corps est brun orangé, avec des petites tâches plus sombres, presque marron violacé. Les contours de cette zone orangée est généralement de la même couleur que les petites tâches uniformes. Les rhinophores sont dorés et les branchies sont jaunes claires.


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Généralités

Anatomie

Type morphologique : doridien. Taille : Maximum 5 cm à l’âge adulte. Comme tous les doridiens, les branchies sont en forme de petit plumeau et entourent l’anus. Corps mou avec symétrie bilatérale. Tête différenciée avec les organes sensoriels. Pied musclé dans la partie ventrale, servant pour la locomotion. Présence d’un cœur, d’un œsophage, d’un estomac, d’un intestin, d’une glande digestive, d’un rein. Les yeux sont très petits et primitifs. Ils semblent uniquement permettre la différenciation entre jour/nuit ou lumière/ombre. Les tentacules antérieures sont recouvertes par le « manteau » et ne sont visibles que quand l’animal avance en levant la tête.

Physiologie – Fonctions vitales

Nutrition

Les rhinophores permettent aux nudibranches de « sentir » les choses. C’est le siège de l’odorat. Avec une structure en lamelles, la surface olfactive est ainsi plus étendue. Les rhinophores permettent aussi de distinguer le bruit. Cela est pratique pour chercher à manger. Les tentacules antérieures ajoutent le toucher et permettent une appréhension plus précise de la nourriture rencontrée. Les nudibranches se nourrissent essentiellement d’autres invertébrés, polypes de cnidaires, hydraires, tuniciers, éponges, coraux mous, bryozoaires… Elles sont carnivores et utilisent leur radula, une langue rappeuse, recouverte de minuscules dents chitineuses. La digestion se fait à l’aide de la glande digestive, de l’estomac et se termine avec les intestins et l’anus. Les nudibranches arrivent à recycler les toxines qu’elles ingèrent de leurs proies et à les utiliser comme moyen de défense propre (couleurs du manteau).

Respiration

La respiration se fait par les branchies au niveau du petit plumeau sur le dos. Opisthobranches signifie d’ailleurs « branchies postérieures ». Les branchies permettent de filtrer l’oxygène contenu dans l’eau.

Locomotion

Le pied des opisthobranches est très musclé et sert de locomotion par contraction / relâchement. Un mucus secrété par l’animal permet aussi de mieux glisser sur la surface. Ils restent cependant des animaux à déplacement lent, ce qui leur vaut leur surnom de « limaces de mer ». Elles peuvent aussi « nager » par ondulations et grâce aux courants, en cas de menaces surtout.

Reproduction

Chromodoris de Glenie, Chromodoris gleniei.
Photo : SeacretDive, Maldives, Mai 2019

La reproduction s’effectue par voie sexuée. Comme tous les doridiens, les organes de la reproduction se situent sur le flanc droit, donnant des copulations « tête-bêche ». Les opisthobranches sont hermaphrodites, ovipares et peuvent féconder comme être fécondé à la fois. Ils ne peuvent cependant pas s’auto-fertiliser. La fécondation est interne. Les opisthobranches pondent ensuite leurs œufs en bande et les dépose en spirale sur des parois horizontales ou verticales. Les pontes sont assez visibles pour le plongeur et peuvent être de différentes couleurs selon les espèces. Le développement de la larve se fait dans l’œuf puis elle le quitte et est livrée à elle-même.

Prédation

Les nudibranches ont peu de prédateurs, mais parmi les plus féroces on retrouve certains crabes, tortues et même d’autres nudibranches. Elles n’ont pas une durée de vie très longue : de quelques semaines à maximum 1 an. Principaux facteurs de mort des nudibranches : prédation, pollution, réchauffement climatique

Mécanisme de défense

Ses couleurs très vives permettent de lancer un message à quiconque voudrait la manger. Cela signifie « attention je suis extrêmement toxique ». Certains appendices du corps peuvent être régénérés s’ils sont perdus (exemple : tentacules). Certaines espèces se parent également des spicules (petites piques de sécrétions minérales) ingérés sur les spongiaires pour se défendre.


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Retrouvez nos autres articles sur la biologie sous-marine ici.

Bulleusement et biologiquement vôtre,

Seacret Dive

2 réponses

  1. Merci pour cet article éclairé, parfaitement expliqué. J’ai eu la chance d’en avoir vu, justement, lors de nos dernières vacances en Inde!

    1. Merci pour ce gentil commentaire. N’hésitez pas à vous abonner dans « contact » pour recevoir une notification dès que nous publions un nouvel article. Le site est tout neuf et nous allons ajouter d’autres articles avec un zoom espèce très prochainement. Bonne journée à vous.

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