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Doris Grumeleux

Avez-vous déjà rencontré Doris grumeleux, Goniobranchus hintuanensis ?


Nom latin : Goniobranchhus hintuanensis (Gosliner & Behrens, 1998)


picto classification seacretdive

Classification

Gastropoda | Opisthobranchia | Nudibranchia | Chromodorididae


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Où ça vit

Distribution géographique : Océan Pacifique tropical et sub-tropical

Mode de vie : Benthique (surtout sur fonds rocheux ou coralliens)


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Comment reconnaître Goniobranchus hintuanensis ?

Le corps de doris grumeleux est blanc crème/ jaune très pâle avec comme des petites pustules / tubercules de couleur très claire. C’est de là, qu’elle tient son nom commun de « doris grumeleux ». Le nom latin Goniobranchus hintuanensis, choisi par les scientifiques qui ont découvert l’espèce, fait référence à la localité de Batangas, sur l’île de Luzon, aux Philippines.

Goniobranchus hintuanensis en train d'avancer avec l'avant du manteau relevé
Manteau antérieur soulevé, tentacules et pied visibles

Le dessus du corps peut avoir des zones marrons avec des petites tâches blanches cerclées de marron très foncé/violet très foncé. Celles ci sont généralement situées sur la partie entre les rhinophores et les branchies. On retrouve aussi une tâche à la jonction de chaque rhinophore.

Le pied est étiré mais très largement recouvert par le large manteau.

Les contours du manteau sont violets, tout comme le dessous, que vous pouvez apercevoir sur notre vidéo ou sur la photo ci-contre. Le manteau antérieur se soulève de façon synchronisée et ondulée lors du déplacement de l’animal. On peut, grâce à cette ondulation, apercevoir les tentacules antérieures et le pied de l’animal, tous blancs avec le même liseré violet que sur le bord du manteau.

Les rhinophores (dont on voit très nettement les lamelles) sont dans les tons de marron / pourpre, à la limite transparent en leur centre et bordés d’un liseré marron / pourpre. Les branchies ont les mêmes couleurs et ont la forme d’un petit plumeau.


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Généralités

Anatomie

Goniobranchus hintuanensis, Doris Grumeleux, photographie macro
Puerto Galera, Philippines. Coral Cove.

Cette nudibranche est de type morphologique doridien. Celle ci mesurait à peine 2 cm. A taille adulte, les plus grandes doris de cette espèce peuvent atteindre 8 à 10 cm. Comme on peut très nettement le voir, notamment sur la vidéo, les branchies sont en forme de petit plumeau et entourent un petit trou, l’anus de l’animal.

Son corps en symétrie bilatérale est mou. Sa tête est différenciée et elle contient les organes sensoriels. Le pied musclé sert pour la locomotion. L’anatomie est assez complète (cœur, œsophage, estomac, intestin, glande digestive, rein). Les yeux sont minuscules et permettent uniquement à l’animal de distinguer les variations de lumière (jour / nuit), et de distinguer les ombres des prédateurs qui pourraient passer au dessus.

Physiologie – Fonctions vitales

Nutrition

Cette doris Goniobranchus hintuanensis aime particulièrement bien les éponges.

Grâce à ses rhinophores, la nudibranche peut « sentir » les choses et distinguer le bruit. Idéal pour trouver de la nourriture! Comme on les voit sur la dernière photo, les tentacules antérieures sont situées sous le manteau avant et permettent de toucher la nourriture avant de la mettre à la bouche. La nourriture est ensuite amenée à l’œsophage par la radula, une langue rappeuse, recouverte de minuscules dents chitineuses.

Respiration

La respiration se fait par les branchies au niveau du petit plumeau sur le dos, qui filtrent l’oxygène contenu dans l’eau.

Locomotion

Le pied (partie du corps en contact avec le sol) est très musclé et sert de locomotion par contraction / relâchement. Doris grumeleux s’aide aussi particulièrement de l’avant de son manteau lors de ses déplacements. En effet, l’animal soulève l’avant du manteau pour mieux avancer. Il y a également une sécrétion de mucus, afin de mieux glisser. On peut aussi les trouver « nageant » en pleine eau, mais c’est plus rare et souvent synonyme de fuite de l’animal ou de forts courants.

Reproduction

Hermaphrodites et ovipares, reproduction sexuée. Comme tous les doridiens, les organes de la reproduction se situent sur le flanc droit. Ils peuvent féconder comme être fécondé. Ils ne peuvent cependant pas s’auto-fertiliser. La fécondation est interne. Il semblerait qu’il y est dans l’acte sexuel des doridiens, un animal dominant, celui qui arrive à pénétrer l’autre en premier.

La ponte de doris grumeleux ressemble à un long bandeau (fait d’une multitude de petits œufs), assez fin, saumoné, déposé en spirale.

La larve se développe ensuite dans l’œuf puis elle se libère en pleine eau. Beaucoup d’œufs sont mangés avant d’arriver à éclosion…

Prédation

Les nudibranches se font souvent manger par certains crabes, tortues ou même aussi d’autres nudibranches. Leur durée de vie est courte, de quelques semaines à maximum 1 an. Danger : prédation, pollution et réchauffement climatique.

Mécanisme de défense

Doris grumeleux compte particulièrement sur ses tâches très visibles et ses couleurs dominantes pour dissuader ses prédateurs, qui pensent alors qu’il ne vaut mieux pas la manger car elle est sans doute bien trop toxique.

Elle possède aussi des glandes défensives réparties dans les tissus de son corps.

Comme les autres nudibranches, elle peut régénérer des petites parties endommagées de son corps si besoin, mais on ne sait pas vraiment ce que cela leur coûte…


Vidéo

Image Goniobranchus hintuanensis pour lancer la vidéo sur Youtube

A propos de notre vidéo :

  • Titre : Doris grumeleux, Goniobranchus hintuanensis
  • Sites de plongée : Puerto Galera, Philippines. Coral Cove.
  • Date : 9 mai 2019
  • Musique : Prismic – Chasing the clouds
  • Vidéo et légende: Sophie – Olympus TG5
  • Montage : Renaud
  • Youtube

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