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Nos conseils en vidéo sous-marine

Sur les les réseaux sociaux, on nous pose souvent des questions sur nos vidéos sousmarines. Nous sommes touchés de voir qu’elles sont appréciées. Nous ne sommes pas des professionnels, mais c’est avec plaisir que nous partageons ici nos conseils en vidéo sousmarine, ou comment bien filmer sous l’eau, basés sur notre expérience SeacretDive.


SeacretDive et la vidéo sous-marine

Tous nos films sont à voir sur notre chaîne YouTube. D’une manière générale, c’est Sophie qui filme la vidéo macro avec son appareil photo Olympus TG5. Mais en ce qui concerne toutes les autres vidéos, ainsi que le montage, c’est moi, Renaud, qui suis à la manœuvre.

Dans cet article, je vous présente tous mes conseils pour bien débuter dans la vidéo sousmarine, et comment bien filmer sous l’eau.


Mes premiers pas

C’est pendant mes études en école de commerce que je découvre la vidéo, dans une association audiovisuelle. J’y apprends les bases de la vidéo et du montage. Je découvre le logiciel Adobe Premiere Pro. C’est un outil complet mais assez technique. Je découvre aussi en parallèle Adobe Photoshop, indispensable pour la retouche d’image et la réalisation de documents graphiques.

Apprentissage renforcé avec SeacretDive

C’est en créant SeacretDive avec Sophie que j’ai accéléré mon apprentissage de la vidéo sous-marine, et mes techniques pour mieux filmer sous l’eau. En effet, mettre mes vidéos en ligne et me dire que beaucoup de personnes peuvent les consulter, ça me pousse à améliorer mes prises de vue et donc à apprendre de nouvelles techniques !

Mes premières vidéos sous-marines

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Caisson étanche et fixation poignet

En 2017, Sophie et moi, nous nous marions. Le plus beau jour de notre vie ! Dès le lendemain, nous nous envolons pour notre voyage de noces. Direction les Seychelles, un paradis sur Terre. La plongée a une place toute particulière dans ce voyage, bien-sûr. Pour l’occasion, on s’est offert la dernière Go Pro Hero 5 Black, qu’on utilise encore aujourd’hui. Qui dit vouloir filmer sous l’eau avec cette caméra, dit avoir besoin du pack plongée Go Pro :

  • le caisson étanche à 60 mètres
  • le filtre rouge
  • la fixation poignet

Nos premières prises de vue se passent donc sur les îles de La Digue, Praslin et Mahé, et nous sommes tout de suite emballés. Grâce à l’application Go Pro, on peut déjà facilement extraire des vidéos, et envoyer des aperçus de ce qu’on voit sous l’eau à notre famille et nos amis. Et à notre retour, nous pourrons aussi réaliser un petit film de notre voyage !

Mes vidéos aujourd’hui

Après quelques voyages plongée et des heures de montage, j’ai amélioré ma technique de vidéo sous-marine. J’ai gagné en efficacité et en fluidité. Et aujourd’hui, je me fixe un certain nombre de points à respecter pour bien filmer sous l’eau. Les voici ci-dessous.

Conseils pour réaliser de meilleurs films sous-marins

La clé n°1 : des vidéos stables

Je ne le sais pas à ce moment-là, mais au début, mes premières vidéos ne sont pas les meilleures… Je découvre peu à peu que la clé, c’est la stabilité de la prise de vue.

Lorsque je débute, ma stabilisation n’est pas encore optimale. Je bouge encore sous l’eau et mon poumon ballast n’est pas encore au point… Forcément, la caméra le ressent, et c’est même décuplé à l’écran. Au fur et à mesure des séjours plongée, mon expérience de plongeur m’apprendra à me stabiliser et mes prises de vue seront bien meilleures.

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Se stabiliser soi-même, stabiliser sa caméra


De la même manière, avoir la caméra fixée sur le poignet n’est pas la meilleure option. En effet, à chaque mouvement de bras, l’image est instable et le visionnage est pénible. De même, ce n’est pas très pratique pour orienter la caméra.

Dès le voyage plongée suivant, nous achetons une perche. Bien plus maniable, elle permet d’orienter la caméra vers le sujet. Quand on veut se prendre en selfie, c’est bien cool ! De plus, c’est beaucoup mieux pour absorber les à-coups, encore assez fréquents, dûs au palmage, aux changements de direction,…

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La platine Ikelite à deux poignées

Enfin, au bout de deux ans, je finis par me renseigner sur les différentes options de stabilisation. Sophie m’offre une platine Ikelite, avec deux poignées, sur laquelle mon choix s’était arrêté. Au final, cette solution me permet d’avoir une caméra relativement stable quand je filme sous l’eau :

  • les deux mains tiennent l’ensemble et peuvent ainsi compenser les mouvements
  • la façon de tenir la platine se rapproche plus de la position naturelle de stabilisation du plongeur, mains jointes devant soi
  • la platine est hydrodynamique et est donc moins sujettes aux mouvement créés par l’eau

La clé n°2 : des prises de vue courtes

Lorsque je débute, je filme un sujet ou une scène pendant de longues secondes, voire de longues minutes. Mon objectif est de montrer un poisson dans son environnement, de restituer fidèlement ce que je vois sous l’eau et de ne rien rater. Mais rapidement, je me rend compte que c’est contre-productif. En effet, au montage, je passe un temps fou à sélectionner le bon passage.

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La règle des 5-15 secondes


Aujourd’hui, dans l’optique de gagner du temps au montage, je me fixe des prises de vue de 5 à 15 secondes. En-dessous, il n’y a pas suffisamment d’éléments exploitables. Au-delà, le rush est trop long à exploiter et je vais perdre du temps au montage.

La clé n° 3 : des prises de vue réfléchies

Au fur et à mesure de mon expérience, je découvre l’importance d’anticiper mes prises de vues sous l’eau, plutôt que d’enclencher à tout-va.

Choisir ses sujets

Au début, je « subis » le sujet. Dès que je vois quelque chose d’un peu sympa, je filme. Un peu comme dans le sketch des chasseurs des Inconnus : « le mauvais chasseur, il voit un truc qui bouge, il tire. » Forcément, je suis pollué par un trop grand nombre de rush (prises de vue) au moment du montage et je passe un temps fou à les sélectionner.

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Sélectionner les sujet qui remplissent les meilleures conditions


Je décide finalement de choisir mes sujets, et d’être certain qu’ils en valent la peine. Maintenant, il me faut donc être certain que les conditions soient réunies avant de filmer :

  • la visibilité est bonne
  • la luminosité est convenable
  • le sujet est suffisamment proche, et pas en train de s’éloigner car le temps que j’arme ma caméra, il sera déjà loin
  • il n’y a pas trop de courant, sous peine de rendre ma caméra instable
  • je n’ai pas déjà un rush similaire

Quand on filme, on s’arrête

Aujourd’hui, j’anticipe au maximum. Je me mets à hauteur du sujet, quelques instants avant d’arriver sous son meilleur angle. Je ralentis au maximum. J’analyse ma lancée. J’observe le courant, puis je le laisse me porter. Et juste avant d’enclencher ma caméra, je stoppe tout. J’arrête de palmer et j’évite le moindre mouvement. Je deviens une statue. A ce moment-là, seulement, je filme. Si mon corps se met en rotation, je le laisse pivoter, ça fera un effet sympa au montage. Si je descends, je le laisse descendre, ça rendra bien au final. Ou bien je compense uniquement avec mon poumon ballast.

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Ne plus bouger, ne plus palmer


L’objectif est ici d’avoir l’image la plus stable possible, pendant 5 à 15 secondes maximum (voir ci-dessus.)

Filtre rouge ou pas ?

Sous l’eau, avant de filmer, je regarde toujours la profondeur et la luminosité. Si je suis proche de la surface dans une eau claire, j’évite le filtre qui vient tout rougir. En revanche, si je suis au moins à 10 mètres, je remarque que la couleur rouge disparaît et je place le filtre sur l’objectif.

Clé n°3 : varier les plaisirs

Mes proches me demandent souvent des images hors de l’eau. Après tout, c’est vrai que c’est dommage de se rendre dans des endroits paradisiaques sans en montrer autre chose que la mer.

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Filmer l’extérieur, le bateau, les gens, les paysages…


Aujourd’hui, je prends donc un maximum de vues sur terre. Et je peux même utiliser mon téléphone, qui crée parfois des profondeurs de champs intéressantes. Et j’aime toujours filmer un sujet précis, en mouvement dans l’idéal, plutôt qu’un paysage vide. Ainsi, lors de notre premier voyage aux Maldives, je voulais filmer les rues du village de l’île de Dhangethi. J’ai attendu quelques minutes que 2 scooters passent devant moi pour donner vie à la prise de vue.

Vous pouvez retrouver ce film en cliquant ici.

Quelques autres clés

Voici quelques autres astuces que j’utilise au quotidien, qui me permettent de gagner en efficacité et d’avoir de meilleures prises de vue.

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La règle des trois quarts


A mes débuts, je prends beaucoup de sujets de face, de profil ou de dos. Je me rends rapidement compte qu’on ne voit pas le sujet dans son ensemble. Aujourd’hui, dans la mesure du possible, prendre des sujets de trois quarts est ma règle. Ça me permet d’avoir une bonne idée de sa taille, sa couleur, ses formes,…

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Eclairer son sujet


Pour restituer la lumière naturelle et les couleurs qui disparaissent dès 10 mètres, j’utilise une lampe de plongée, en l’occurrence une Mares Eos 10RZ et ses 1000 lumens. Certains utilisent des phares spécifiques pour la vidéo sous-marine, mais j’aime la polyvalence de cette lampe que je peux aussi utiliser sans filmer sous l’eau.

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Respecter son environnement


Sous l’eau, c’est moi l’intrus. Alors j’essaye d’appliquer au maximum certaines règles :

  • je n’éclaire jamais mon sujet dans les yeux, toujours à côté
  • je reste en pleine eau, pour ne pas risquer d’abîmer certaines choses, et je ne m’accroche à rien
  • j’effraye le moins possible mon sujet, et s’il s’en va je ne le pourchasse pas
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Ranger les rush au fur et à mesure


Comme beaucoup de choses, j’essaye toujours de traiter mes prises de vue au fur et à mesure. Après chaque plongée, je profite du moment « carnet de plongée » pour visionner mes rush (cliquez ici pour découvrir nos carnets de plongée.) J’en profite déjà pour supprimer les éléments non pertinents, trop instables, trop sombres… Connaître mes rushs me permet aussi de ne pas filmer des choses que j’ai déjà dans la boîte, répondant ainsi à la clé « choisir son sujet. »


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SeacretDive – Seacret Dive – Port-Louis – Plongée en Guadeloupe

2 réponses

  1. Hello

    Très bel article. J’ignore pourquoi je préfère la photo à la vidéo. Mais parfois, je tente aussi les prises de vidéos un peu à l’instinct. Je réfléchirai à vos conseils la prochaine fois 😉

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